Comme je suis excessivement fatiguée et que je me demande s'il est possible d'enchaîner grippe A puis grippe ou angine, on va dire qu'ajourd'hui c'est le jour où j'essaie de vous sensibiliser à l'univers merveilleux des vidéos de chats trop mignons, sensibilisation qui se passe donc de longs discours. Ici, la raison n'a pas sa place, il faut se laisser envahir par "oh... ah... so cute..."
Via Nora (you're not alone girl)
Une vidéo qui ne fait que renforcer ma décision de changer de chat.
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mardi 1 décembre 2009
vendredi 20 novembre 2009
Treiber mange des animaux dans la forêt
On me propose d'écrire sur la fessée.
Le souci c'est que j'ai pas trop d'avis sur la question. A part qu'il faut cesser de légiférer sur n'importe quoi et de lancer des polémiques médiatiques (ou comment le marketing viral a été récupéré par les partis politiques).
Revenons donc à des choses un peu plus primordiales que les problèmes de maltraitance des enfants avec cette vidéo qui eut pu être mignonne si elle n'était empreinte d'une sensation de malaise étrange.
Tout a l'air normal et "so cute" mais en réalité, en la visionnant, votre inconscient enregistrera une série d'anomalies angoissantes :
- qui a appris à ce chiot à faire le grand écart ?
- comment un chat sait-il donner des gifles aussi parfaites ?
- pourquoi ces chiens miaulent-ils ?
- quelle est cette maison/ou qui sont ses occupants qui mettent un genre de tapis de sol Winnie l'ourson pour leur famille de chiens attardés et paralysés du cul ?
[Tiens, Jean-Claude Treiber a été arrêté. Dans le milieu du pure player et des breaking news, c'est l'ébullition. De mon côté du bureau de l'open-space, je regarde des vidéos de chats. Tout va bien.]
Sinon, pour ceux qui s'ennuient en attendant la fin de la semaine, Kek a créé un générateur de Rothko. Il suffit de cliquer sur le tableau. C'est bête et beau à la fois.
[Je cherche toujours un sujet hein mais à ce stade du post, j'ai pas encore trouvé. Je vous tiens au courant si ça vient.]
Le souci c'est que j'ai pas trop d'avis sur la question. A part qu'il faut cesser de légiférer sur n'importe quoi et de lancer des polémiques médiatiques (ou comment le marketing viral a été récupéré par les partis politiques).
Revenons donc à des choses un peu plus primordiales que les problèmes de maltraitance des enfants avec cette vidéo qui eut pu être mignonne si elle n'était empreinte d'une sensation de malaise étrange.
Tout a l'air normal et "so cute" mais en réalité, en la visionnant, votre inconscient enregistrera une série d'anomalies angoissantes :
- qui a appris à ce chiot à faire le grand écart ?
- comment un chat sait-il donner des gifles aussi parfaites ?
- pourquoi ces chiens miaulent-ils ?
- quelle est cette maison/ou qui sont ses occupants qui mettent un genre de tapis de sol Winnie l'ourson pour leur famille de chiens attardés et paralysés du cul ?
[Tiens, Jean-Claude Treiber a été arrêté. Dans le milieu du pure player et des breaking news, c'est l'ébullition. De mon côté du bureau de l'open-space, je regarde des vidéos de chats. Tout va bien.]
Sinon, pour ceux qui s'ennuient en attendant la fin de la semaine, Kek a créé un générateur de Rothko. Il suffit de cliquer sur le tableau. C'est bête et beau à la fois.
[Je cherche toujours un sujet hein mais à ce stade du post, j'ai pas encore trouvé. Je vous tiens au courant si ça vient.]
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lundi 16 novembre 2009
Strange life + Jocelyn Quivrin
C'est assez terrible d'avoir autant envie de bloguer et autant pas le temps. Et autant de fatigue. J'ai l'énergie d'une crevette morte après s'être débattue dans du mazout.
Aujourd'hui, j'avais donc décidé de bloguer coûte que coûte mais j'avais pas trop de sujet. Je n'ai pas pris de photo la semaine dernière donc de post semi-biographico-visuel, point. (Où vous découvrez que le concept du post du dimanche est donc semi-biographico-visuel.)
Je savais juste que je voulais faire un lien vers mon dernier papier pour Slate. Parce que c'est un papier auquel je tiens - et dont je suis à peu près satisfaite. Et que publié un mercredi 11 novembre à 10h du mat, il est un peu passé à la trappe (comprendre : faut cliquer pour compenser). Bref, ce papier je le recycle mais en le réécrivant presque tous les ans. C'était d'abord un extrait d'une nouvelle (oui, tout le monde fait des erreurs, d'ailleurs si vous voulez savoir, c'était pire qu'une simple nouvelle, c'était une nouvelle épistolaire). Dans un éclair de lucidité, je me suis rendue compte que l'histoire était pourrite. Mais j'ai gardé cet extrait-là pour le réinjecter dans une autre trame. Et puis, j'ai pensé que c'était dommage que personne n'en profite alors j'en ai fait un papier pour Brain. Et là, avec l'anniversaire de la chute du mur de Berlin je l'ai encore réécrit. *chute du mur de Berlin ou vu par lolchaton Ferenczi :

*
Mon papier générationnnel donc :
Mon papier générationnnel donc :
"Alors que les célébrations pullulent, que les portfolios consacrés à la chute du mur de Berlin se multiplient, que les cinquantenaires et une partie des quadras se racontent où ils étaient à l'époque, les trentenaires échangent un regard silencieux. Nous, on sait bien où on était. Le soir du 9, du 10, du 11 et de toute cette semaine de novembre 1989, on était à table pour le dîner. On avait sûrement un contrôle le lendemain et peut-être même que pendant le reportage télé sur l'événement de l'année, l'événement qui devait marquer la «fin de l'histoire», on se demandait si c'était jouable de viser un 10/20 en ayant révisé en tout et pour tout un quart d'heure.
Autant dire que la chute du mur, ça ne nous évoquait pas grand-chose.
Bien sûr, à l'agitation des parents, on sentait bien que voir les Berlinois danser sur un gros tas de pierres avec des larmes d'euphorie constituait un moment historique. On a peut-être même été touchés par le concert de Rostropovitch célébrant cette réconciliation, mais sans être réellement concernés. Pour une raison simple: notre monde, c'était déjà celui d'après. La guerre froide, ça n'avait jamais vraiment été la nôtre et devenus adultes, on s'étonne toujours un peu que le temps de notre enfance ait pu correspondre avec ce climat politique-là."
Donc l'humeur était plutôt à un retourenarrière.
Et puis, la semaine dernière, j'ai revu une vieille amie avec qui je n'avais pas parlé depuis des années. Après mon retour sur les années 90', c'était donc mes 2000' qui resurgissaient.
Mais toute cette nostalgie allait-elle suffire à faire un post digne de ce nom ? Autrement dit un post de plus de 4000 signes. Voilà les pensées qui m'occupaient ce matin dans le métro, quand arrivant au travail - j'en étais alors à me demander si vraiment je devais continuer à lire l'intégrale de Bourdieu pour faire un article sur le Petit Journal de Yann Barthès - en arrivant au boulot ce matin donc, l'une des stagiaire balance "tiens, Jocelyn Quivrin est mort".
Han...
...
...
J'ai une longue histoire avec Jocelyn Quivrin.
J'ai longtemps cru que j'allais finir ma vie avec lui. Ou alors une année. Ou bien une nuit. Enfin un truc quoi.
Je l'avais découvert dans Rastignac et autant dire que j'avais zété très très convaincue par son interprétation d'un Rastignac moderne qui serait animateur radio et pratiquerait la sodomie dans un ascenseur (avec la marquise d'Espard je crois mais je suis pas certaine).

Pas de plaisanterie sur la mode graphique de l'année 2000.
J'avais donc assez vite compris qu'on avait un machin à vivre ensemble. Together. C'était même devenu une espèce de running gag avec mes amis. On plaisantait, on en plaisantait mais au fond de moi, je savais bien qu'un jour, le destin ferait naître la possibilité pour notre idylle de s'épanouir sous les feux de Cupidon. (J'ai aussi pensé ça assez longtemps pour Brad Pitt et jusqu'à nouvel ordre, la preuve du contraire n'a pas été apportée, nonobstant le fait que nous soyons chacun "in a relationship" but not together.) Et figurez-vous qu'un dimanche de septembre, il y a de cela de nombreuses années, alors que je sortais de chez moi en pyjama après deux jours de chiale, le visage bouffi, les cheveux gras, je me suis dit "tiens, si j'allais manger au Mac do". Je vais donc au Mac Do de Parmentier. Je prends mon menu sur place. Je m'asseois, je commence à engloutir mon big mac et comme je pleure en même temps, j'écarte mes cheveux et mes larmes avec mes mains pleines de gras. C'est probable que je me sois essuyée sur mon sweat en pensant que de toutes façons, au point où j'en étais dans ma misère existentielle... Quand on se sent comme une poubelle, on se traite comme une poubelle, tous les psys le disent (d'ailleurs c'est sûrement le titre d'un bouquin de Cyrulnik) . Je renifle encore un coup le filet de morvouille qui coulait et je me sens tellement malheureuse de me sentir aussi mallheureuse. (Oui, j'ai énormément d'empathie pour moi-même et me voir malheureuse me rend encore plus triste.) Bref, je relève la tête et là, tel un ange miraculeux, à la table en face de moi, je vois... Jocelyn Quivrin dans toute sa blondeur, en train de manger des frites. Vous ne pouvez pas comprendre ce qui s'est alors passé dans mon cerveau. D'ailleurs moi non plus, des années plus tard, je ne le comprends pas trop. Une conjonction de facteurs je crois. D'abord, j'étais sentimentalement dans un marasme total. Je finis par sortir de chez moi pour me sustanter et je tombe sur lui, lui avec qui je me voyais assez bien pousser un landeau ou prendre un ascenseur, le champ des possibles était vaste, lui donc dans mon mac do, mangeant aussi sur place, et seul. SEUL. Scotché à son téléphone certes mais seul. Et alors j'ai été traversée par ce qui sur le moment me parut être une inspiration divine. Je devais aller lui parler. Le hasard était trop énorme, le scénario était trop romanesque pour que je passe à côté. J'ai un peu hésité mais fichtre, pensai-je, ne suis-je donc pas une femme libre, forte et indépendante ?
Bon... bin je vous le dis tout de go hein : je suis effectivement allée lui parler.
Je ne tiens pas à m'apesantir trop longuement sur cet épisode et ce malgré mon goût certain pour l'auto-mortification.
Je vous dirai juste que c'était lamentable.
Que lui a été parfait mais que pour ma part, j'ai chié dans les grandes largeurs de mon jogging informe. Faut dire que j'étais en très mauvais état. Je lui ai adressé deux phrases à peu près claires avant de tomber dans une bouillie verbale incompréhensible sur la vie et le hasard et la contigence et le nécessaire. Et puis mon corps a dû refusé de poursuivre cette humiliation et ma voix s'est éteinte. Sauf que mon esprit, ce petit traître, était toujours fixé sur son objectif landeau + ascenseur. Du coup, je suis restée plantée devant lui en silence, en me balançant d'une jambe sur l'autre ce qui lui a permis d'observer l'incroyable variété des tâches qui maculaient ledit jogging de déprime. Et cet instant-là a duré longtemps. Longtemps. Longtemps. Suffisamment longtemps pour inquiéter tout individu sain d'esprit. Mais lui a continué à me sourire gentiment tandis que je continuais à faire passer mon poids d'une jambe à l'autre. Et il a attendu patiemment que je me décide à partir.
Pas de plaisanterie sur la mode graphique de l'année 2000.
J'avais donc assez vite compris qu'on avait un machin à vivre ensemble. Together. C'était même devenu une espèce de running gag avec mes amis. On plaisantait, on en plaisantait mais au fond de moi, je savais bien qu'un jour, le destin ferait naître la possibilité pour notre idylle de s'épanouir sous les feux de Cupidon. (J'ai aussi pensé ça assez longtemps pour Brad Pitt et jusqu'à nouvel ordre, la preuve du contraire n'a pas été apportée, nonobstant le fait que nous soyons chacun "in a relationship" but not together.) Et figurez-vous qu'un dimanche de septembre, il y a de cela de nombreuses années, alors que je sortais de chez moi en pyjama après deux jours de chiale, le visage bouffi, les cheveux gras, je me suis dit "tiens, si j'allais manger au Mac do". Je vais donc au Mac Do de Parmentier. Je prends mon menu sur place. Je m'asseois, je commence à engloutir mon big mac et comme je pleure en même temps, j'écarte mes cheveux et mes larmes avec mes mains pleines de gras. C'est probable que je me sois essuyée sur mon sweat en pensant que de toutes façons, au point où j'en étais dans ma misère existentielle... Quand on se sent comme une poubelle, on se traite comme une poubelle, tous les psys le disent (d'ailleurs c'est sûrement le titre d'un bouquin de Cyrulnik) . Je renifle encore un coup le filet de morvouille qui coulait et je me sens tellement malheureuse de me sentir aussi mallheureuse. (Oui, j'ai énormément d'empathie pour moi-même et me voir malheureuse me rend encore plus triste.) Bref, je relève la tête et là, tel un ange miraculeux, à la table en face de moi, je vois... Jocelyn Quivrin dans toute sa blondeur, en train de manger des frites. Vous ne pouvez pas comprendre ce qui s'est alors passé dans mon cerveau. D'ailleurs moi non plus, des années plus tard, je ne le comprends pas trop. Une conjonction de facteurs je crois. D'abord, j'étais sentimentalement dans un marasme total. Je finis par sortir de chez moi pour me sustanter et je tombe sur lui, lui avec qui je me voyais assez bien pousser un landeau ou prendre un ascenseur, le champ des possibles était vaste, lui donc dans mon mac do, mangeant aussi sur place, et seul. SEUL. Scotché à son téléphone certes mais seul. Et alors j'ai été traversée par ce qui sur le moment me parut être une inspiration divine. Je devais aller lui parler. Le hasard était trop énorme, le scénario était trop romanesque pour que je passe à côté. J'ai un peu hésité mais fichtre, pensai-je, ne suis-je donc pas une femme libre, forte et indépendante ?
Bon... bin je vous le dis tout de go hein : je suis effectivement allée lui parler.
Je ne tiens pas à m'apesantir trop longuement sur cet épisode et ce malgré mon goût certain pour l'auto-mortification.
Je vous dirai juste que c'était lamentable.
Que lui a été parfait mais que pour ma part, j'ai chié dans les grandes largeurs de mon jogging informe. Faut dire que j'étais en très mauvais état. Je lui ai adressé deux phrases à peu près claires avant de tomber dans une bouillie verbale incompréhensible sur la vie et le hasard et la contigence et le nécessaire. Et puis mon corps a dû refusé de poursuivre cette humiliation et ma voix s'est éteinte. Sauf que mon esprit, ce petit traître, était toujours fixé sur son objectif landeau + ascenseur. Du coup, je suis restée plantée devant lui en silence, en me balançant d'une jambe sur l'autre ce qui lui a permis d'observer l'incroyable variété des tâches qui maculaient ledit jogging de déprime. Et cet instant-là a duré longtemps. Longtemps. Longtemps. Suffisamment longtemps pour inquiéter tout individu sain d'esprit. Mais lui a continué à me sourire gentiment tandis que je continuais à faire passer mon poids d'une jambe à l'autre. Et il a attendu patiemment que je me décide à partir.
Ironie du sort, quelques mois plus tard, je me suis retrouvée à fréquenter la famille Taglioni et j'ai appris qu'Alice sortait avec Jocelyn. J'ai alors dû m'escrimer pour éviter une soirée poker avec eux, de peur que Jocelyn ne reconnaisse le tas de boue en jogging qui s'était allongé à ses pieds dans un mac do quelques mois auparavant. Mais comme je squattais parfois le studio d'Alice, je voyais les mots d'amour qu'il lui laissait dans l'appart.
Bref.
Avec les années, j'ai suivi de loin leur histoire d'amour. Neuf ans donc.
Alors ce matin, quand ma collègue a sorti "tiens, Jocelyn Quivrin est mort" (il aurait eu un accident de voiture dans le tunnel de Saint-Cloud) j'ai pris un petit uppercut. Je me suis souvenue que Jocelyn était orphelin. Et j'ai pensé que maintenant c'était aussi le cas de son fils, âgé de 8 mois. Et que je pouvais rayer une chose sur la liste des trucs à faire avant de mourir. (Non, ce n'était plus coucher avec Jocelyn Quivrin, c'était juste lui raconter un jour cette histoire.)
Et comme c'est le début de la semaine et qu'on n'a pas trop envie de se plomber le moral, vaut mieux finir sur une vidéo d'animaux. Et voilà, ce qui se passe quand on protège trop les espèces animales : (attention, une loutre s'est cachée dans ces images)
Et comme c'est le début de la semaine et qu'on n'a pas trop envie de se plomber le moral, vaut mieux finir sur une vidéo d'animaux. Et voilà, ce qui se passe quand on protège trop les espèces animales : (attention, une loutre s'est cachée dans ces images)
PS : et puis voilà, le couple quoi...
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lundi 2 novembre 2009
Bah rien quoi...
Un petit peu d'amour en ce lundi tristesse et froidure :
Oui ça n'a rien aucun intérêt à part être mignon et c'est déjà pas mal.
Sinon, j'avais ça comme photo, le déguisement de Brad Pitt à Halloween mais ça n'a pas non plus un intérêt fou...
Oui ça n'a rien aucun intérêt à part être mignon et c'est déjà pas mal.
Sinon, j'avais ça comme photo, le déguisement de Brad Pitt à Halloween mais ça n'a pas non plus un intérêt fou...
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mardi 18 août 2009
le chat
J'ai peut-être l'air de rien branler de mes deux mains et quatre pieds mais parfois, je travaille. Par exemple, je fais un article pour Slate qui est ICI. Mais sur le même thème vous pouvez aussi aller lire l'excellent billet de mon coach.
C'est l'occasion de réviser la notion d'enthymème et de constater une nouvelle fois qu'il y a un lecteur de Slate qui m'aime pas du tout. Le mec, à chacun de mes articles et quelque que soit le sujet - et pourtant dieu sait que je suis polyvalente comme la salle de Fontenay sous bois - il a la même réaction : il déteste. Il hait.
Mais cette fois, je crois avoir saisi pourquoi. D'abord, il est de droite. Ensuite, il ne comprend pas ce que j'écris. (Nan, il n'y a pas forcément un lien entre les deux.) On a un grave problème de communication lui et moi.
Et puis pourquoi ils me parlent tous de Ségolène Royal alors que moi, on me commande un article sur Frédéric Lefebvre ?
Bref. Ceci n'était qu'une parenthèse. Le véritable objet de ce post étant de m'applatir plus bas que terre face à une dénommée Tikka. Je déclare donc publiquement que je ne me permettrai plus jamais de dire que mon chat est une grosse mollasse uniquement pourvue de poils et d'intestins.
Parce que, parfois, elle a un sursaut de vie. En même temps, c'est peut-être juste à mettre sur le compte d'un réflexe spino-cérébral (nein, je n'irai pas vérifier dans google si ça veut dire quelque chose, de toutes façons, y'aura toujours quelqu'un pour me corriger dans les commentaires et rajouter que Ségolène Royal aussi. Est-ce que quelqu'un a vu l'épisode d'Urgences avec le retour de Doug Ross ? Bah c'était nul à faire caca sur le tapis de sa voisine).
J'étais donc en plein travail l'autre nuit. Un travail qui n'était pas de la prostitution comme pourrait le laisser entendre cette phrase - à moins qu'on considère que rédiger des fiches de vie pour les assistantes d'EDF soit un genre de racolage actif.
A ce propos - vous connaissez la notion de post en escalier ? Par tiroir ? Bah, c'est à peu près ça - on me commande une fiche sur Vaincre le trac pour les susdites assistantes. Je traite donc en profondeur mon sujet. Et en réponse, je reçois un mail : "je ne comprends pas, tu n'as traité que l'aspect prise de parole devant un auditoire. Tu as oublié : parler au téléphone."
HAN...
Comme ce travail est aussi chiant qu'il est mal payé et que dieu Royer m'a dit que ça ne servait à rien de continuer parce que ça ne m'emmènerait jamais au Panthéon d'avoir rédigé une fichette anonyme pour Electricité de France, je me suis permise de suggérer à mon interlocutrice qu'elle confondait sans doute "trac" et "timidité".
Et bah figurez-vous qu'elle a rien voulu entendre.
Bref.
J'étais donc en plein travail au coeur de la nuit.
Une chaleur écrasante noyait Paris dans un silence de plomb où ne résonnait que le cliquetis des touches de mon PC. (Je vous ai raconté que hier, mon PC est mystérieusement passé sous DOS ?) Des gouttes de sueur parfumées à la rose coulaient le long de mes aisselles fraichement épilées.
Je décidai alors de me resservir un whisky en matant un porno.
Non, pas du tout. Je raconte n'importe quoi. Alors que j'en étais à expliquer la respiration par le ventre à mes assistantes traqueuses, je sentis que Tikka tentait désespéremment d'attirer mon attention. Evidemment, je ne me retournais pas parce que je connais l'arnaque. Je la regarde et là, elle croit que c'est un signal pour une pause calin et elle vient se frotter contre moi et tous ses poils restent accrochés sur ma peau - rapport à la sudation à la rose.
Sauf qu'au bout de dix minutes de miaulement, je finis par me retourner et, au beau milieu de la pièce qui, à cette heure-là est considérée comme un salon, je vois ça :
(J'ai une photo en gros plan de la souris à moitié bouffée mais je vous l'épargne.) Ce qu'il y a d'intéressant, c'est qu'elle a posé son trophée à l'endroit exact où elle avait vomi la veille. Faut-il y voir une manière de se racheter ?
Je vous raconte pas la crise de nerfs de Tikka quand elle a vu que je balançais à la poubelle son si zoli cadeau d'amour.
Et sinon, j'ai réalisé un truc terrible. Amis des animaux ne lisez pas ceci. Mais dans mon soucis de totale honnêteté intellectuelle, principe sur lequel est basé ce blog et précaution qui s'explique en partie par le fait que Joseph Vissarionovitch Djougachvili aka Staline était mon arrière-grand-père, je me dois de vous faire partager ce constat.
Etant de nature plutôt inquiète, j'ai souvent peur d'être privée du peu que j'ai déjà par une catastrophe. Par exemple un incendie. Je ne peux pas vous dire combien de fois par semaine j'y pense mais tous les objets de mon appart ont été passés au crible du "s'il me reste trois minutes avant de quitter l'immeuble en feu, j'emporte quoi ?" Aux gens pétris d'optimisme qui se seraient visiblement trompés de société, ça peut paraitre ridicule de perdre son temps à ça. Sauf que le jour où je serai confrontée à un incendie, je saurai précisément quoi emporter.
Bref. Mon cerveau a donc pris l'habitude de peser l'intérêt de chaque chose.
et
si j'avais le choix entre sauver mon chat ou mon ordi, je choisirais l'ordi. Sincèrement.
En même temps, c'est mon outil de travail et n'étant pas rentière, si je travaille pas je gagne pas d'argent et si je gagne pas d'argent je finis sous un pont avec tous les habitants de la rue de Cléry. (les lecteurs attentifs remarqueront que c'est la deuxième fois que je fais une blague sur cette rue.)
Voilà. Sinon, j'avais rien d'intéressant à dire.
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samedi 8 août 2009
Je serai chroniqueuse chez Cauet - ou pas
Comme il y a une personne dans mon entourage proche qui n'a jamais vu "Faith the wonder dog" et qui parfois s'ennuie au travail, voilà une spéciale animaux handicapés. (bonjour je suis la Morandini des animaux du net)
Dans la série du jeu "tu préfères lécher les pieds de ton père ou sucer la barre du métro" si t'étais un chien, tu préférerais avoir :
a/ deux pattes arrière
b/ une patte avant/une patte arrière
c/ deux pattes avant
a/ *passes direct à 1'35 si t'aimes pas les intros mélodramatiques*
b/
c/ la vidéo du chien avec seulement deux pattes avant je me refuse à la poster parce qu'elle est trop triste mais pour les pervers, c'est LA.
Et tout ça nous amène à la seule question qui vaille vraiment intellectuellement quelque chose.
Tu préfères être un chien avec deux pattes arrière ou un chat à deux visages ? Démonstration en images :
Milieu

Nan, c'est pas du photo-montage. Si c'était le cas, ça serait complètement râté. La démonstration en vidéo est LA mais pas intégrable sur le blog.
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vendredi 7 août 2009
les animaux, ces petits bâtards
ôôôôhhhhh... les petits animaux reviennent. Youpi. JINGLE :
\o_ \o/ _o/ ^o^
(ouais, ça, c'est mon idée du jingle. On fait avec les moyens du bord.)
Comme dans l'internet des animaux, le buzz actuel concerne des singes dépouillant une touriste, on nous ressort des vidéos d'animaux en train de chouraver. *remettons à la page le verbe "chouraver".*
Malheureusement, peu de pépites sur ce thème. Je retiens quand même le singe sud-américain qui vole des oréos pour une seule raison : c'est une arnaque. Si au début de la vidéo, le singe semble bien être un singe, il suffit de regarder entre la 23ème et la 26ème seconde, le moment où il se lève et part en courant sur ces deux pattes jambes, pour comprendre qu'il s'agit d'une personne de petite taille souffrant d'une hyper production pileuse.
Beaucoup plus classe, le truc à plumes qui fait ses courses et oublie de passer à la caisse. J'aime particulièrement la légère accélération en franchissant la porte du magasin mais en conservant l'air de "ça va, personne m'a grillé" sauf que t'es un oiseau mec...
Et pour finir, la vidéo directement envoyée de l'enfer. Dans mon esprit et à l'intérieur de ma conviction intime mais profonde, l'enfer doit peu ou prou ressembler à une chaine de télé asiatique. Je m'apprête d'ailleurs à réécrire entièrement Huis-Clos selon cette théorie. Chaque réplique de Garcin sera suivie de rires enregistrés.
Donc la télé asiatique c'est l'enfer, mais il y a pire : la vidéo de concours de hurlements entre un chien et un bébé. Je vais gâcher le suspense mais à ce jeu-là, le chien écrabouille littéralement la misérable chose humaine.
Est-ce que ça sert encore à quelque chose de poster en août quand tout le monde est parti en vacances et que les stats s'effondrent ? Est-ce que tout ça c'est pas un peu gâcher du post ? Est-ce que je ne devrais pas m'économiser pour faire un retour triomphal dans la blogosphère en septembre ?
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vendredi 3 juillet 2009
Les animaux, c'est nul comme un vendredi.
En me levant ce matin, j'ai pressenti que j'allais être d'une humeur massacrante. Peut-être rapport au fait de m'extirper du lit à 6h30 du mat pour aller au travail alors que j'ai fait mon pot de départ la veille... Bref, quand je suis chafouine et que ça risque de me bousiller ma journée, j'ai un truc miracle : aller pécho des animaux on the web.
Holly shit - Sainte Merde, soit je suis de moins en moins sensible aux vidéos d'animaux, soit y'a essoufflement dans la qualité de la production. (Ce qui irait dans le sens de ma théorie selon laquelle internet c'est mort.)
Evidemment, je ressens quand même un frémissement de bonheur devant le ninja hamster :
Mais je sais pas... Je suis plus à la recherche de freaks je crois. Genre ce truc aux pattes ridiculement disproportionnées, y'en a qui sont pas gâtés quand même.
Bizarrement, cette chose que je devrais trouver trop mignonne selon les règles de la mignonise bah, ça me fait rien du tout. Voire même, si je creuse un peu dans mes pulsions profondes, mon ça me pousserait à la serrer dans mon poing pour sentir ses os craquer.
Et celle-là, allez comprendre par quel dérèglement hormonal, me donne carrément envie de chialer alors que primo, d'ordinaire j'en ai rien à battre des oiseaux, deusio un perroquet qui fait du beat-box c'est quand même pas la chose la plus triste au monde.
Finalement, il n'y a que ça qui a réussi à me dérider un peu.
Comme on est (presque) le 4 juillet, on s'autorise un peu de bon goût.
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mardi 23 juin 2009
Soyons lucides
En nettoyant ma page facebook, je me suis rappelée que, dans un moment de lucidité particulièrement touchant, j'avais adhéré au groupe "j'ai un problème de motivation jusqu'à ce que j'ai un problème de temps". Un genre de vérité certes, mais insuffisante à expliquer l'état de ma vie. Pour ce faire, j'envisage de créer un groupe complémentaire "j'ai un problème de motivation jusqu'à ce que j'ai un problème d'argent" ainsi que "j'ai un problème de temps jusqu'à ce que j'ai un problème d'argent". Ce qui suppose que si je ne devais pas payer pour la location de mes quatre murs orange (oui, z'avez bien lu, orange ce qui, me direz-vous, est fort bien assorti à la moquette marron) je ne travaillerais pas. Ce qui suppose aussi que je suis actuellement dans une période où je dois engranger du sou, ce qui explique conséquemment en toute logique que ce blog sera très mal tenu cette semaine. Mais dès la semaine prochaine, on reprend du feu de dieu.
Tsss... On se tait les mauvais esprits tout prêts à me faire remarquer que c'est pas en une semaine qu'on fait fortune. Je ne vous entends pas.
Donc ma semaine risque fortement de ressembler à ça (et hop, je brise le mythe de la blogueuse sexy en une photo).
Non, ce que vous voyez n'est pas mon lit/canapé dans mon salon/chambre mais bel et bien mon bureau. (Et renon, l'objet sur le côté n'est certainement pas une télécommande.)
L'avantage de travailler de chez moi c'est que c'est pas la vue qui risque de me distraire.

Je sais pas si vous avez compris mais j'ai comme une vague envie de déménager mais une impossibilité totale suite au cercle infernal du : motivation - temps - argent.
Je sais pas si vous avez compris mais j'ai comme une vague envie de déménager mais une impossibilité totale suite au cercle infernal du : motivation - temps - argent.
En exclusivité mondiale, girlsandgeeks a l'honneur de vous présenter : le chat le plus con du monde.

Et là, je me rends compte que Tikka a perpétuellement l'air d'avoir pris des stupéfiants. Rapport à son regard pétillant de bêtise et perpétuellement stupéfait. Illustration.
Bis. Bonjour, je suis shootée. Je me défonce régulièrement la gueule avec le crack que me refourguent les petits enfants chinois du tiéquar. (D'ailleurs, les prochains que je pécho en train de s'approcher de mon chat, je les transforme en marinade de citron - ceci est une blague raciste qui ne s'assume pas.)
Tant que j'y suis, j'en profite pour faire partager un moment d'intimité entre Tikka et moi. La semaine dernière, suite à un malentendu dont je ne me sens aucunement responsable et ce même auprès d'associations de maltraitance des animaux domestiques, je lui ai laissé un mot qui disait :
" Chère Tikka,
Je suis sincèrement désolée pour le placard
Affectueusement,
Titiou"
Réponse de cette poufiasse :
"Chère Titiou,
Va te faire soigner espèce de cinglée,
Cordialement,
Tikka"
Bref. N'allez pas croire pour autant que je n'ai eu aucune vie sociale cette semaine. J'ai vu des gens, la preuve en deux photos qui mériteraient chacune un post à part entière.
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dimanche 14 juin 2009
Des moins jeunes
Quand je vois la déco de la salle d'attente de mon gynéco, je me dis "heureusement qu'il n'est pas proctologue".
Julie F. regarde la fenêtre de mon futur appart dans mes rêves.
A la boum de Raphaëlle (une des filles les plus merveilleuses de Paris, rappelons-le), il y avait des garçons qui dansaient. Pas des garçons qui faisaient semblant de se dandiner du bout des hanches en vue d'attirer l'attention d'une potentielle partenaire sexuelle. Non-non, des mecs qui dansaient vraiment pour s'amuser.
Surtout un, en fait.
Du coca light...
Où je découvre que le Social Club n'a toujours pas réglé son petit problème d'aération.
Où je me rappelle que c'est un club pour les 17/22 ans et que les quelques vieux qui s'y aventurent se regroupent autour du bar pour s'excuser d'exister (et éventuellement tenter de pécho de la minette).
"Tu sais, j'ai horreur d'être pris en photo."
Mais bon... Je sais bien que de tout ça, "tout ça" désignant ma vie rappelons-le, vous vous en contre-fichez. J'ai parfaitement conscience que la seule chose qui motive la majorité d'entre vous à revenir ici c'est l'espoir d'avoir des nouvelles du Loris que nos coeurs ont adopté pour la vie.
Et bien, sachez que vous ne vous êtes pas connectés pour rien aujourd'hui. Le loris is back. En réalité, c'est une femelle qui vit en Russie. Et dont nous découvrons qu'elle est presque aussi mignonne quand elle mange que quand elle se fait gratter les aisselles.
P.S. : ô mon dieu... En revoyant cette vidéo, je viens de réaliser que le regard et les gestes du loris en train de bouffer me faisaient étrangement penser à ceux de feu ma grand-mère (à l'époque où elle était gâteuse et où tout ce qui l'intéressait était d'attraper des biscuits). RIP mamie.
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mercredi 8 avril 2009
Winston-san
Le gros chat qui sert à rien (conséquemment, le post qui sert pas à grand chose mais ça occupe les gens qui s'emmerdent au travail - et on a l'air nombreux). C'est la nouvelle star féline - ou en tout cas c'est ce qu'ont décidé ses maîtres (même si je pense qu'en vrai Winston-san n'a pas de maître, Winston-san est le maître de ses maîtres). Youtube va vite être saturé de vidéos nous faisant partager la non-vie non-intéressante de cette espèce de pacha à poils.
Historiquement (historiquement à l'échelle du net ça veut dire il y a deux mois) le chat le plus nullard du monde c'était Winston.
Au Japon, ils ont toujours besoin de faire mieux alors ils ont déniché un machin particulièrement infâme qui a été renommé Winston-san.
En général, Winston-san ne fait rien. L'existence de Winston-san est une ôde au néant.
Parfois, Winston passe à table mais il continue à faire la gueule.
Winston-san sort de son
J'ai une théorie (du même genre que Carole Rousseau est un cyborg), ce chat n'est pas vivant. Comprenez-moi bien, je ne dis pas qu'il est mort parce que ça impliquerait quand même d'avoir été vivant - or, de toute évidence, aucune souffle vital n'a jamais traversé cette chose. Non, moi je penche pour le concept d'embryon. Comme on a récemment vu cette très belle photo d'un embryon de cheval :
Winston-san est en pleine gestation mais, fait unique dans l'histoire, cette gestation se fait en extérieur (ex-vitro donc), à l'air libre. D'ici quelque mois, Winston-san devrait naître.
Sinon, pour se rappeler qu'il y a des animaux vivants (et occuper encore quelques dizaines de secondes au lieu de travailler) :
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jeudi 22 janvier 2009
Selon toute vraisemblance, on est le 22 janvier
Ce qui veut dire...
Les rails du métro ?

Une surdose médicamenteuse ?

Une corde ?

La gazinière ?

L'immolation ?

La noyade ?

ou rien

Unejournéedetravailnormale, unebonneoccasiondefoutredeslolcatssurleblogl'airderien et unmailsurlapluieetlebeautempsmercid'yavoirpensé.
PS : Annaïck, je fais le post quand j'aurais un peu étudié le cas.
Les rails du métro ?
Une surdose médicamenteuse ?
Une corde ?
La gazinière ?
L'immolation ?
La noyade ?
ou rien
Unejournéedetravailnormale, unebonneoccasiondefoutredeslolcatssurleblogl'airderien et unmailsurlapluieetlebeautempsmercid'yavoirpensé.
PS : Annaïck, je fais le post quand j'aurais un peu étudié le cas.
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