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lundi 23 février 2009

Le dimanche des filles

J'avais une putain d'idée de ouf pour le post sexuel du vendredi et puis... bah j'ai pas eu le temps. Voilà. Et si je commence à rattraper mon post du vendredi le dimanche, ça veut dire que celui du dimanche est décalé à lundi et c'est le bordel.
Donc c'est dimanche, c'est photo et c'est tout.
La semaine dernière c'était très testostérone, cette semaine c'est oestrogène (j'ai intérêt à rencontrer une nouvelle espèce pour dimanche prochain).
La semaine meuf a commencé lundi avec un apéro entre anciens de la fac. Sachant que j'étais en lettres modernes à la Sorbonne, autant dire que les mecs étaient une denrée rare (et convoitée). Résultat, à l'apéro, on était entre moules.
A ce genre de réunion, j'ai toujours la vague impression d'être une ado attardée. Pas désagréable comme impression d'ailleurs. A cause de :
1°) mon jean troué
2°) ma propension à me jeter sur les saloperies apéritives comme si c'était mon dîner (ouais, mais en même temps c'est mon dîner), à éloigner des autres gens le bol avec les curlys et à en mettre un maximum dans ma bouche (rapport au fait que c'est le dîner). Heureusement, je fréquente des gens gentils qui me regardent faire avec bienveillance.
3°) ma situation professionnelle. "Tu fais quoi alors ?" question qu'on vous pose toujours au moment où vous avez la bouche pleine de curly. Heu... bin... hein, tu vois, un peu plein de choses. (Penser à me choisir une réponse une fois pour toute. Je fais semblant d'être journaliste. Je fais semblant d'être blogueuse. Je fais semblant de contribuer à l'épanouissement intellectuel des jeunes.)

Imaginez donc miss cracra avec son jean dégueu et son visage contracté dans un effort impossible pour avaler la centaine de curlys qu'elle s'est enfoncée jusqu'au gosier comme une grosse conne pour qu'on lui vole pas, face à Aurore, la femme fatale :

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Aglantine Parjadis de Larivière (je mets le nom, elle me rapporte des visites depuis que je l'ai bloggué ICI) et Hélène :

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La fin de semaine était pleine d'oestrogène et d'adieux. On quitte notre appartement du vendredi soir (enfin, il parait qu'il y en a une parmi les trois copines qui y vivait toute la semaine).
Le nouvel appart me convient tout à fait.

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Ondine était sexy dans sa petite robe noire.

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Avec un décolleté.

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Diane m'a donné deux paires de lunettes de soleil. Magnifiques.

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Photos par Ondine.

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dimanche 20 juillet 2008

Dis, c'était bien avant ?

Les gens d'avant. Parce que cinq ans de relation amoureuse, ça fait un sacré bail. Parce qu'en cinq ans, ma vie a entièrement changé. Et une partie de mon entourage aussi. Mais il reste les irréductibles. Et parmi les irréductibles, la copine de fac. Celle qui m'a connue avant. Avant le couple, avant la vie à deux, avant la signature d'un bail portant deux noms, avant le "je ne pourrai pas m'en sortir sans lui". Celle qui m'a connue célibataire dans dix mètres carrés avec une version de latin à finir pour le lendemain.(A peu près l'avenir qui m'attend dans les prochains mois - la version de latin en moins.) La revoir, c'est inscrire cette rupture dans la continuité - oula... aujourd'hui, je donne dans le paradoxe sémantique. Avec elle, cette relation devient un épisode de ma vie, certes central, fondateur, mais un épisode parmi d'autres. Avec elle, j'ai l'impression que les évènements prennent leur cohérence, s'ordonnent, s'enchaînent pour former le fil de la vie d'un individu précis : MOI.



Aglantine Parjadis De Larivière - en toute simplicité. Aglantine et ses fameuses mains pleines de doigts. Aglantine qui ne voulait pas venir me voir dans le 11ème parce que c'était trop craignos comme quartier (autant dire que Bagnolet, j'ai même pas proposé).



Un matin, j'étais dans la cour de la fac (attention, faites un effort et visualisez-moi avec dix kilos de cheveux rouge sur la tête, un sac tissé de type uruguayen, une jupe à fleurs ramassée dans une poubelle portée par-dessus un pantalon acheté aux puces). Je sortais d'un TD sur la Femme de Trente ans et j'étais en train de... bin oui, de fumer une clope bien sûr. Il faisait presque nuit encore, il faisait froid, et une immense fille avec un balayage blond, du rouge à lèvres et des mains pleines de doigts s'est approchée pour me demander du feu. Trois heures plus tard, je savais tout de son voyage en Espagne en classe de Troisième (véridique) et de la difficulté de porter un nom à particule. Avec Aglantine, on allait passer trois ans à (non-)déjeuner ensemble.



Quand Aglantine a débarqué à la Sorbonne c'était un être étrange. D'abord elle s'excusait toutes les deux minutes pour tout et rien de manière résolument absurde. Au bout de quelques semaines, elle a commencé à s'excuser de s'excuser parce qu'elle sentait que ça nous agaçait et que sa seule réponse dans ces cas-là c'était de s'excuser. Ensuite, elle a passé trois mois à expliquer à tous nos congénères qu'elle était ici par erreur. "Excusez-moi d'être dans ce temple du savoir avec vous". Qu'elle n'aurait jamais dû être admise à la Sorbonne (heu... ouais... mais c'est publique la fac tu sais Aglan, c'est pas sur dossier). Que de toutes façons, c'était évidemment le fruit d'une erreur administrative puisqu'il était impossible qu'elle ait eu son bac pour de vrai. Et ça, elle tenait d'ailleurs à s'en excuser parce que c'était pas juste pour nous que quelqu'un comme elle ait eu son bac. Autant dire que ce discours tranchait pas mal avec le snobisme ambiant où chacun rivalisait de citations rimbaldiennes.

Un jour, il faudra aussi que je raconte Romaric, notre ami de fac aristo, partouzeur, adhérent à l'Action Française et qui voulait devenir prêtre.

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