dimanche 30 novembre 2008
sans télé (c'est tellement nul que ça mérite pas de majuscule)
les photos du dimanche (ça change de la chanson)

Penser à trouver de nouvelles piges si je veux payer mon loyer...

Sinon, envisager de trouver un travail, avec un contrat qui soit pas du droit d'auteur...

Un travail où j'aurais à faire des lolcats. Comme le club des Lolcats.

Uffie sans Feadz mais avec DJ Medhi. De manière totalement inexplicable, cette meuf m'est sympathique. Attention, réflexion ringarde : j'aime bien son myspace.



Santogold. Plus je regarde la photo ci-dessus, plus je lui trouve un caractère pornographique.


Une autre star. Diane L.
vendredi 28 novembre 2008
Ne couchez pas avec une blogueuse, ni un juriste. Ou de l'atteinte à la vie privée sur un blog.
Y'a des blogs où il se passe des choses. Plein de choses. Des feuilletons à rebondissement avec des gens qui parlent d'autre chose que de leur putain de déménagement qu'est toujours pas fini (et attendez, après je compte bien blogguer l'emménagement dans le nouvel appart, autant dire la vie fascinante que je mène ces derniers temps).
Sur un de ces blog, l'auteur raconte à mots plus ou moins couverts, disons avec une certaine neutralité qui est tout à son honneur, son aventure/mésaventure avec un homme marié, lecteur de son blog, qui la draguait par mail depuis un moment.
J'ai suivi d'assez près cette histoire du premier mail à la découverte du statut marital du monsieur jusqu'à l'incroyable « en fait, j'ai oublié de te dire, ma femme est enceinte » et le summum « elle accouche dans trois semaines mais c'est pas grave, je la quitte, viens vivre avec moi. » Le truc fou c'est qu'il l'a quittée, le truc moins fou c'est qu'il est revenu au bout de deux jours.
Vous me direz c'est trop banal, la flippe de la paternité, internet qui aide à s'enflammer etc...
Là où ça devient plus intéressant c'est que suite à un post où Emma résume cette sombre affaire (sans nommer personne), le monsieur l'a prévenue qu'il comptait l'attaquer en justice pour diffamation et faire fermer son blog.
Bon... il s'enflamme un peu. Ca va être difficile de prouver la diffamation – parce que notez bien que du haut de sa grandeur d'âme, elle ne profère aucune insulte contre lui. Même pas un petit « putain d'enculé de ta race à la bite molle». Elle se contente des fait (et concernant l'état de son appendice à corps caleux nule info). Par contre, après étude du cas, il pourrait tenter une action en justice pour atteinte à la vie privée.
Et là, ça pose quand même un problème de taille pour les blogs en général et les blogs de filles en particulier (j'ai un onglet netvibes entièrement consacré au thème quand même). Parce qu'évidemment, on peut se contenter de théorie vague (comme j'ai fait ici) sans nommer personne. Mais on peut aussi raconter une histoire un peu plus précise. Or, selon maître Eolas (dans son indispensable post sur le sujet), pour être attaqué, il n'est pas nécessaire que la personne soit identifiée. Il suffit qu'elle soit identifiable. Et pire : « Inutile qu'il soit identifiable par des milliers de personnes. Un groupe restreint suffit, du moment qu'il peut subir un préjudice du fait d'être reconnu. »
En l'occurrence, le monsieur infidèle est commerçant dans une certaine ville d'un certain pays (je fais hyper gaffe hein) et il est persuadé qu'il risque de perdre des clients à cause de cette mauvaise publicité.
Au final, je suppute qu'il va abandonner son envie de vengeance judiciaire. Mais plusieurs choses m'étonnent/m'intriguent dans cette histoire :
1°) ce qui est pour la blogueuse une déception sentimentale est perçu par le monsieur comme de la diffamation
2°) le principe même du recours en justice quand il s'agit d'une histoire sentimentale est inquiétant (d'autant que le monsieur n'en a visiblement rien à foutre du mal qu'il a lui-même fait)
3°) ça remet en question quelque chose de l'ordre de l'interaction entre individus. Oui, actuellement, avoir une histoire avec quelqu'un c'est risquer de se/la retrouver sur internet. En même temps, le colportage de rumeurs a toujours existé.
La loi tranche ces questions assez clairement mais à une époque où tout le monde étale sa vie sur internet ces réponses sont-elles encore viables ? Le rapport à la vie privée, à l'intimité, n'est-il pas en train de se transformer en profondeur, de muter vers de nouvelles conceptions ?
En l'état actuel du droit, Eolas nous explique que :
« L'article 9 du code civil pose le principe du droit de chacun au respect de sa vie privée et donne au juge des référés le pouvoir de prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à une telle violation. [...]
Cela recouvre la vie de famille (relations sentimentales, enfants), la vie sexuelle (moeurs, orientation sexuelle), etc... Ne parlez pas de la vie privée d'une personne dénommée ou aisément identifiable (mêmes règles que pour la diffamation) sans son autorisation. »
Ce qui signifie que si me prenait l'envie d'avoir une folle vie sexuelle et d'aller la narrer ici, je devrais faire attention à ce que mes partenaires de jeu ne soient pas identifiables – même par un petit groupe. Autant dire que ça perdrait beaucoup de son charme... Et puis qu'est-ce qu'un « petit groupe » ? Notamment dans des milieux où, de toutes façons, tout le monde est au courant des frasques sexuelles des autres et où on a vite fait d'identifier les protagonistes.
Ne reste plus qu'à compter sur la « raison garder » des gens...
Zob... moi qui voulais me lancer dans du blog de cul pour augmenter les visites...
mercredi 26 novembre 2008
on live-bloggue en chorale avec Nadia

Ca m'handicape quand même pas mal pour mon travail de journaliste.

14h13 Titiou se demande ce qu'est du quinoa...
mardi 25 novembre 2008
Nadia Daam live-blogguée

Je vais tenter de live-blogguer une bloggueuse. Périlleux.
C'est bien la première fois que je vais me farcir cette émission au nom joliment moderne "@la carte". Notons que l'@ ne sert à rien, ça reste de la télé avec des témoignages de gens qui par exemple ont un livre à vendre. Comme Nadia dont je vais live-bogguer la prestation télévisuelle.
Le sujet du jour "qui va garder les enfants ?" c'est fou ce que je me sens pas concernée... Peut-être qu'avant ils ont fait "qui va m'engrosser ?" et que je l'ai loupé.
16h28 Nadia s'assoit avec un léger problème de constipation. Elle a choisi une tenue sobre, noir et bleu.
16h32 putain déstresse Nadia.
Nadia commence fort avec un propos un peu polémique : elle a découvert qu'une journée ne faisait que 24h...
16h33 une phrase tendancieuse sur les grèves dans les crèches...
Notons que l'animatrice lui mâche le travail - ou lui parle comme à une demeurée. Au choix. C'est-à-dire que la réponse de Nadia est sensée reprendre la fin de la question de la présentatrice. Ca me rappelle les exercices en cours d'espagnol.
"Est-ce que vous sentez ce regard sur vous ?" comprenez vous assumez vraiment d'être une mauvaise mère.
"Oui je sens ce regard sur moi [complétez]"
16h38 Nadia fait semblant d'écouter la dame à côté d'elle. Redresse-toi ma chérie.
16h41 lancement d'un reportage avec clin d'oeil de la présentatrice vers Nadia. Un reportage sur un théâtre dans lequel tu peux amener tes enfants pour les faire garder. Génial, non ? Une série de mères extatiques "on peut sortir et avoir les enfants pas loin."J'espère que Nadia va oser expliquer que c'est exactement l'inverse de ce qu'elle prêche. Parfois, on ne veut pas avoir les enfants juste à côté. Mais j'ai un doute, ça dépendra sûrement de l'état de son transit.
16h44 retour plateau "ah c'est la fête!" commente la présentatrice dans son décor d'une tristesse toute soviétique.
Nadia se dégonfle. Elle dit rien.
16h52 les dames disent que la garde d'enfant au noir c'est mal.
Nadia n'apparait pas à l'écran. Le caméraman a compris qu'elle ne se sentait pas concernée par ce terrible danger.
16h54 Nadia a envie de se pendre.
16h55 Nadia a parlé mais j'ai pas écouté. Merde.
16h57 Si à chaque fois que je rajoute un truc je dois aller dans modifier messages, ça va pas être simple.
16h59 Elles ont toutes gloussé au mot "sésame". Pas compris. Ca doit être une blague de maman.
17h02 Nadia a encore parlé : "On est obligées de faire avec parce que voilà".
17h03 Un reportage coolos sur des grands-parents qui ne veulent pas voir/garder leurs petits-enfants. J'aime bien.
Retour plateau. Putain... les enculés... je vois plus Nadia. On dirait qu'elle a disparu pendant le reportage... Elle est peut-être en train de se faire lyncher en coulisses.
Merde, ils l'ont remplacée par une moche à carreaux.
17h11 Je suis perdue. Je vais pas live-blogguer les Frères Scott quand même...
17h15 je viens de recevoir un sms de Nadia qui me traite de "sale pute". C'est beau la technologie. Ca veut aussi dire qu'elle est vivante. Peut-être enfermée dans les toilettes de France 3.
Vas-y, tu peux sortir des chiottes chérie, personne n'aura vu cette émission à part moi.
Festival des Inrocks
En souvenir de mes trois mois de stage non indemnisés il y a deux ans, je me suis faite une joie de taxer un pass pour le festival des Inrocks. Je ne vais pas le bloguer vu que ça a été fait avec talent ICI.
Etant derrière la scène le vendredi soir, j'ai pu voir ça :


J'ai aussi vu des gens qui regardaient une personne qui les prenait en photo :

Un peu plus tard, j'ai vu ça :


Le lendemain, un choc très parisien. La ratp a décidé de changer les wagons de la ligne deux.

Samedi soir donc, concert de Foals :

Et, attention les yeux, un after-show qui mérite les tags : seins, Hianta, Fool House, superbe décolleté (et le dos nus d'une blogueuse un peu bourrée).

Ce soir-là, j'ai grave emballé ladite blogueuse bourrée :

Pendant que Soko chantait sur le mix de Gentlemen Drivers :


dimanche 23 novembre 2008
Les blogs, la pub et Narvic

Mais ces derniers jours, Narvic a fait deux posts coup sur coup qui ont de quoi étonner.
Dans un premier, il prévient que le contenu de son blog n'est plus sous licence libre Creative Commons mais passe en "tous droits réservés". Dans le second il annonce qu'il va accepter la pub sur son blog. S'il se justifie à chaque fois, la concomitance des deux décisions marquent tout de même un tournant sur Novövision, une entorse à ses principes de base.
S'agissant de la pub, les explications me paraissent, à titre personnel, passablement foireuses - et ce n'est pas l'emploi des smileys qui va atténuer cette impression.
Mettre de la pub relèverait ici de la "provocation" et de "l'expérimentation".
Il présente également ça comme une expérience, une occasion d'étudier les mécanismes des relations pub/blogs.
S'ensuit ce qui, à mon avis, relève du contre-sens (et qui doit avoir un nom en rhétorique), une explication dans laquelle il se critique lui-même sur le thème "c'est un peu facile de ma part de dénoncer les dérives publicitaires des autres alors que moi je refuse la pub et les classements." Plutôt que facile, ça me parait justement être la meilleure position dans la mesure où elle permet d'éviter de se retrouver en porte-à-faux.
Si Narvic expliquait j'ai besoin d'argent, ce blog me prend beaucoup de temps, j'ai envie d'être rémunéré pour le travail que je fournis, je n'aurais rien à y redire. Ce qui me dérange c'est justement qu'il évacue totalement l'aspect financier et reste cantonné à un jeu d'esprit "je fais une expérience". Et pourtant, je ne mets pas en doute qu'il en soit lui-même convaincu. Mais ce discours me parait d'une naïveté inquiétante pour la suite.
Il se demande si la pub rend les lecteurs suspicieux quant à l'honnêteté du contenu d'un blog. En général, je n'en ai aucune idée. Mais dans ce cas particulier, je tendrais à répondre que oui ne serait-ce que parce que cela marque par essence un tournant dans la ligne éditoriale de Novövision. Heureusement, si Narvic fait des erreurs et comme tout le monde se leurre parfois, à la différence des autres il finit généralement par l'admettre.
samedi 22 novembre 2008
Le déménagement de l'enfer
- ne pas avoir de date précise pour quitter l'appart
- parce qu'on n'a pas de nouvelle de son proprio (donc de sa caution...)
- ne pas déménager et emménager le même jour, ni la même semaine
- déménager ses meubles à pieds à travers Montreuil pour les mettre dans une cave (aidée d'amis dévoués qui ont été exceptionnels) pour les récupérer deux semaines plus tard et les transporter dans le 19ème
- déménager tout le reste de ses affaires dans une twingo
- pour les amener dans l'appartement maternel sachant que l'ascenseur est en panne ce jour-là (demain)
Pourtant, ça a commencé en douceur ( certes aidée par une bouteille vodka cachée dans cette photo) :

Et puis ça s'est corsé mais en restant limité à des pièces totalement inutiles (trouveras-tu le chat) :

Y'a eu un vrai coup d'accélérateur, genre je fous tout dans des cartons... enfin version cosette, ça donne je fous tout dans des sacs plastiques (je sais Raphaëlle). Impossible à transporter seule dans une twingo.

Mais a suivi une période d'abattement (en ce moment) en me rendant compte qu'il restait encore quelques bricoles à emballer et déplacer (encore plus impossible à transporter seule dans la même twingo) :

Je vais chercher la bouteille de vodka.
mercredi 19 novembre 2008
Du branding à Lacan - soi comme un autre

mardi 18 novembre 2008
Personal branding, part two
Revenons à notre sujet, le leader. Ca va être in extenso mais ça mérite.
"Du point de vue du Personal Branding, un leader est avant tout une personne qui a des qualités humaines, ainsi qu'une bonne connaissance du fonctionnement des êtres humains.
C'est quelqu'un qui sait parfaitement conduire ses collaborateurs sans ordonner, sans leur donner des ordres.
Lorsqu'il parle, il s'adresse avant tout à la personne qu'il a en face de lui. Et il sait adapter son discours à ses interlocuteurs."
Du coup, la phrase : « il a la faculté de rendre les gens heureux de faire ce qu'il leur demande" prend une connotation irrésistiblement jubilatoire. Mais pourquoi pas, ça reste acceptable. Passons à la suite des caractéristiques du leader :
Il est à l'aise devant un auditoire et il s'intéresse sincèrement aux autres. Tant qu'ils sont blonds et grands.
Il est humble et généreux. Mouais... pas convaincue que ce soit la caractéristique première du leader.
Il a confiance en lui. Ou il est cinglé.
Il est authentique et sincère. Oui, c'est ce que je dis : il est cinglé.
Il a du succès tant dans sa vie professionnelle que personnelle. Ah Eva...
Il ne vit pas dans le passé, car il a su tirer profit des expériences qu'il a vécues et cherche toujours le bénéfice qu'il peut retirer d'une situation. Tout à fait. Prenez une petite annexion des sudètes et tirez-en profit.
Mais surtout : "Pour lui, tout est possible, si on s'en donne la peine." Bah oui, ça Adolf il l'avait bien compris.
Finissons sur une note plus positive, Marilyn Monroe qui parait presque heureuse.

lundi 17 novembre 2008
Personal branding, part one
Mais alors qu'il y a des milliards de choses passionnantes à dire sur le sujet, j'envisage de me lancer dans une thèse sur le sujet, se développe évidemment une branche business à travers le concept de “personal branding” applicable à son identité numérique certes mais également à sa vie quotidienne. Rien que le terme, anglicisme ou pas, est à vomir d'horreur. Enfer et damnation.
Sur cette arnaque/sujet, je me suis trouvée une nouvelle idole. J'ai découvert avec une fascination non dénuée de perversité le site de Pascale B. J'ai d'abord été sidérée par les propos tenus sur ce site, j'ai pensé que Pascale était une sacrée spécialiste dans le foutage de gueule. Malheureusement, une lecture plus approfondie me laisse penser qu'elle est sincère.
Prenons le thème "Optimisez vos rencontres lors d'une soirée".
(Vous me direz, au moins elle, elle sait faire un titre de post cohérent)
Déjà, aller à une soirée en se disant "ce soir, j'me fais des amis pour la vie", ça ne marche pas. Ca, ça marche avec "ce soir, je me fais vidanger la moule."
Le premier conseil me paraissait judicieux : posez-vous des questions. Oui, toi, pauvre chose qui part en soirée en te disant "je vais me faire des amis", effectivement, je pense qu'il serait bon de te poser des questions. Malheureusement, la question primordiale proposée par Pascale, c'est "combien de gens souhaitez-vous rencontrer ?"
Écouter « Rire et chanson » à la radio (lol)"
La lolerie se passe de commentaire n'est-ce pas. Mais pas cette obsession du bien-être, cette obligation d'afficher une indéfectible bonne humeur. On n'a pas le droit d'être déprimé, énervé ou triste. Non, ça c'est mal. Ca fait fuir les gens. (Pourtant, dans ce genre de soirées chiantes, les gens les plus sympas sont toujours les râleurs). Plutôt que de faire preuve de mauvais esprit (un truc de looser ça), il faut se scotcher un sourire béat sur les lèvres quoiqu'il vous en coûte quitte à refouler au maximum et à, après quelques années, aller égorger votre voisine de palier parce qu'elle faisait trop de bruit et que le démon de minuit vous l'avez ordonné.
Parce que la grande question de l'identité, le personal branding, il vous l'a réglé en deux coups de cuillères à pot. Il y a l'essence de vous-même d'un côté, vos actions de l'autre, et ça n'a rien à voir. On n'est pas ce qu'on fait n'est-ce pas. C'est pas parce que je marche sur la gueule de mes collègues pour réussir que je suis quelqu'un de méprisable.
Bref, un ouvrage qu'elle considère comme un des « bijoux de réflexion sur la question. Pour tenter de résumer ce que monsieur Godin nous dit, je commencerais par le constat d'un marketing qui change. Et heureusement, car nous sommes tous d'accord sur le fait qu'il était tant qu'il y ait du renouvellement dans ce domaine. Nous sommes tellement assaillis par la pub, qu'elle n'a plus beaucoup d'impact sur nous. »
Et ça, vous comprenez bien que pour Pascale c'est dommage. C'est pas du tout un soulagement de cesser de se faire récurrer le cerveau.

dimanche 16 novembre 2008
Retour en photos
Donc, pour rattraper mon retard, m'y remettre en douceur, cuver tranquillement la cuite de la veille, et parce que c'est dimanche, c'est photos. Surtout que j'ai un nouveau format qui permet de mettre des photos gigantesques et mon incroyable talent de photographe méritait au moins ça.
J'ai commencé la semaine en me sentant un peu comme ça :

Si, si, c'est assez parlant comme état d'esprit.
J'avais besoin de prendre du recul, de me ressourcer, me recentrer sur des fondamentaux, essayer de comprendre ma place dans l'univers. Du coup, j'ai fait ça :

Complètement rassérénée par cet achat (putain de société de consommation), j'ai constaté que d'une c'était bientôt Noël (argh... laissez-moi mourir en paix) et de deux que les vitrines de Noël des grands magasins étaient de plus en plus anxiogènes et s'adressaient sans doute plus aux blogueuses de mode qu'aux gamines de cinq ans.


D'ailleurs, la photo de la blondinette en arrière-plan me rappelle une campagne pour sauver les enfants battus.
mardi 4 novembre 2008
Yahoo news, the end

Cet exemple est tiré de la catégorie Insolite, ont pas osé le foutre en sciences quand même. Cette catégorie Insolite est très largement alimentée par Zigonet (dont je ne suis pas certaine que le nom ne fasse allusion qu'à zygomatic et net) un site où ils ont donc ré-inventé le jeu des journalistes - "chiche de placer hypothénuse dans ton papier sur le PSG" devient à Zigonet "chiche de ne pas mettre cliché ou stéréotype dans ta bouse sur les brunes".
En général, pour arriver à ça, on a une publication scientifique lue en biais par une personne et reprise par cinquante derrière. Le jeu du téléphone arabe appliqué à la science. En bout de chaîne, on arrive donc sur Yahoo avec des révélations comme "on a trouvé le gène de la dépression". Evidemment, on n'a pas trouvé le gène de la dépression, évidemment c'est un raccourci dénué de sens, évidemment la dépression c'est pas juste une histoire de gène. Et a priori, dans la publication scientifique qui faisait état d'une étude menée sur des souris on ne parlait même pas de dépression parce que parler de dépression nerveuse pour des souris c'est un peu abusif.